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Agressions, catastrophes, terreur, choc émotionnel,.... 

Comment reconnaître un agresseur ?

C'est la question essentielle ; Comment savoir que telle personne va potentiellement passer à l'acte, ou est un agresseur ? Existe-t-il un outil qui permet de répondre à cette question ?

De façon objective et sans hésitation ma réponse est NON d''un point de vue humain, c'est-à-dire par la perception que le cerveau humain a d'emmagasiner un maximum d'informations, de les traiter et de les analyser en un temps qui frôle la seconde.

Certains logiciels ont été créé afin de déterminer le comportement des personnes dans un lieu public et d'en tirer des conclusions allant de « Rien à signaler », « Danger potentiel niveau 1 », ...... « danger imminent ».

Savoir reconnaître un agresseur implique de maîtriser différents aspects inhérent à l'exercice. Pour ma part c'est un état d'esprit permanent.

LE DÉTAIL :

Mon cerveau dans ce domaine-là, fonctionne principalement sur la notion du détail et du « grain de sable ».

Le détail qui, dans un ensemble de données comportementales, verbales, visuelles, olfactives, ..., le détail qui dans cet ensemble me donne une indication, donc un avis immédiat, et qui peut à ce moment, augmenter mon niveau de vigilance et mettre en place un système de « Prudence supplémentaire ».

L'ENTRAINEMENT

Afin de m'entraîner à reconnaître les agresseurs dans les lieux public, j'effectue souvent des immersions dans des sites ou potentiellement le risque d'agressions est élevé. Cela va des quartiers « sensibles », en passant par des lieux de trafic (drogue-armes-argent), des manifestations violentes ou des sites complètement isolés ou là le risque n'est pas de rencontrer des personnes dangereuses, mais de ne rencontrer personne, sauf celui qui sera caché derrière un arbre.

Il m'est arrivé également de me promener dans des pays d'Europe de l'Est à une époque de ma vie, ou le simple fait d'être présent dans la rue relevait du défi. Idem dans certains quartiers de São Paulo au Brésil.

L'entrainement régulier est essentiel pour bien acquérir la maîtrise de l'environnement humain ou situationnel. Être en capacité donc de comprendre un environnement, passe par la confrontation individuelle à des situations délicates parfois involontaires.

TRANCHE DE VIE

J'ai le souvenir d'avoir pris un ascenseur public un matin assez tôt dans un capitale Européenne. J'avais une vingtaine d'année et j'étais assez solide physiquement par un entrainement sportif très complet.

La porte allait se fermer lorsque deux hommes retiennent la porte, rentrent, et se mettent à ma droite et à ma gauche de façon perpendiculaire. La porte se referme. Aussitôt une oppression m'envahit ; pour être clair, la peur prend toute la place dans mon esprit. Que faire ou ne pas faire ? Pas d'échappatoire et pas champion de self défense. Seul le comportement peut aider. Je n'ai ni changer ma posture, ni montrer mon état d'esprit, contrôler le non- verbal et attitude sereine. Les 20 secondes de descentes m'ont paru sûrement parmi les plus longues de ma vie. La porte s'est ouverte, je suis sorti- les deux types sont restés.

Il est donc tout à fait possible d'intégrer QUE L'ETAT ESPRIT EST PLUS IMPORTANT QUE LA TAILLE .

Il est également important, avant de se lancer dans la détection d'un agresseur, de connaitre ses propres limites émotionnelles, ainsi que sa capacité à réagir, et sa capacité à prendre les premières mesures de fuite ou de défense en cas d'agression.

LA PERCEPTION

La détection d'un agresseur repose en fait sur la capacité individuelle à voir avant les autres le risque et la menace. C'est-à-dire savoir naviguer entre les deux niveaux de perception que l'être humain possède. La perception globale et la perception spécifique.

La perception permet de se s'informer sur le monde. C'est un filtre de la réalité. Nos sens sont limités dans leur quantité ainsi que dans leur capacité, ce qui réduit considérablement nos facultés à percevoir la réalité.

De plus, notre perception est dépendante de notre état psychique. Notamment notre attitude face à une situation.

ETAT ÉMOTIONNEL- Quel est l'état d'esprit du moment ? Suis-je en capacité de me concentrer sur l'instant ou suis-je détourné émotionnellement par une autre situation ? Suis-je en capacité de reprendre le contrôle de mes esprits ? Est ce que je suis tracassé ou en plein capacité d'analyse de la situation.

FATIGUE, ÉPUISEMENT- La différence entre fatigue et épuisement c'est le niveau d'énergie restant. Lorsque votre smartphone est FATIGUÉ il reste encore quelques ressource - ÉPUISÉ - Plus aucune ressource et donc plus d'énergie. C'est pour cela qu'il est important parfois de toujours garder un « restant » d'énergie afin de posséder quelques ressources en cas de danger.

Reconnaître un agresseur passe donc par ces différentes aptitudes que tout le monde peut acquérir. La question qui se pose c'est l'erreur. C'est-à-dire se tromper totalement sur les intentions d'une personne malgré le fait qu'il nous donne certaines indications susceptibles de retenir notre attention. Et adopter une attitude qui ne correspond pas à la réalité de la situation. Mauvaise interprétation et mauvaise réaction.

La détection que j'enseigne à acquérir n'est pas une capacité à penser ou à être dans la tête de l'autre. Ce serait utopique de croire en cette capacité. Par contre, augmenter son niveau de vigilance , adopter une attitude préventive lors de nos déplacements, apprendre à observer sans fixer, apprendre à éviter le danger immédiat et pouvoir maîtriser ses émotions en situations de danger, c'est le rôle de LAGENCE164.


Comment un agresseur repère sa "proie" ?

Au début des années, après avoir passé plus de 3 années à l'Ecole Européenne Psychothérapie Socio&- Somato- Analytique, j'ai côtoyé la première profileuse Européenne (celle qui a profilé marc DUTROUX), effectuer différentes formations au Centre International de Sciences Criminelles et pénales, je me suis installé en tant que psychothérapeute Analyste dans l'Ouest de la France.
Cabinet de psychothérapie centré sur deux axes :
- Le suivi des agresseurs sexuels bénéficiant d'une obligation de soins délivré par un jugement.
- L'accompagnements psychologique des victimes d'agressions.
Assez rapidement, et à mon grand étonnement, les deux « thématiques » bénéficiaient d'un volume de patient quasiment identique.
Afin d'apporter quelques réponses factuelles et objectives à la question, voici retranscrit, quelques échanges avec des patients agresseurs - Situations, patronyme, textes et dates transposés.
Anthony- 43 ans- Violeur récidiviste (propos irrespectueux ou injurieux modifiés)
Moi- Anthony, expliquez-moi si vous le désirez comment vous faites pour repérer tel ou telle personne que vous allez agresser ?
Anthony- ça, c'est le plus facile et le plus amusant. Les nanas se baladent la plupart du temps sans regarder autour d'elles. Les mecs aussi. Elles ont une vision assez courte de leur environnement. Elles sont absorbées par leur vitrine et leur portable et ça leur prend toute leur attention. Il y en a qui se baladent en baissant la tête, sans élan, avec une démarche craintive ou nonchalante, elles ne voient pas les alentours ...et moi, j'ai vu tout ça. Donc elle me donne une indication très précise sur leur état d'esprit. Il me reste après à effectuer une approche « quantifié » c'est-à-dire une approche en lien avec ce que je vois et ce qu'elles me donnent comme indication sur ce qu'elles pensent au moment où je les vois.
Il y en a d'autres qui portent sur leur visage, tous leur mystère et leur souffrance. Tout ce que vous ne dites pas, votre visage l'exprime. Ça c'est les victimes en puissance émotionnelle. Celle-là, c'est encore plus facile car elle montre qu'elles ont peur sans le dire. Un simple regard suffit à comprendre.

En fait c'est le lien prédateur -proie- ramenons cela au guépard qui traque sa proie. La proie présente pour lui des indications précises. Il ne choisit pas le zèbre qui est au milieu du troupeau. Il prendra celui qui est esseulé, distrait ou inattentif, blessé, chétif, et il l'observera. Il restera statique, sans se faire, face au vent, et surtout il attend le bon moment. Voir. Il a fait son CHOIX de proie qu'il ne lâche plus du regard. C'est un cycle plus ou moins long d'observation, qui se terminera de deux façons. L'abandon pour le guépard, c'est-à-dire le renoncement à l'attaque, ou la décision définitive d'attaquer.Pour moi c'est pareil, dès que j'ai ma proie dans mon champ de vision, je ne la lâche plus et je ressens un stress incroyable. Une excitation presque incontrôlable de contrôle maximum. C'est le moment entre la détection et l'attaque.

Moi Mais si elle vous voit, elle va se rendre compte de votre comportement. Elle va se méfier.
Anthony : (rire), très peu de personnes savent observer leur entourage lorsqu'ils se déplacent. Et quand bien même, je n'ai rien fait encore. Donc elle va avoir peut-être un peu plus peur oui. Et ça je vais le voir. C'est encore plus excitant. Après, si le risque est plus important que le résultat, je n'y vais pas. Quoique ...
Moi : Il n'y a rien d'autre comme moyen pur repérer une « proie ».
Anthony : Vous connaisse la pêche à la ligne ? C'est pareil. Il faut amorcer avec un appât, quelque chose qui attire l'attention. Un objet, un geste, un animal de compagnie, une mimique, une parole...mais attention. Il faut bien cerner la proie et son entourage.
Moi : C'est-à-dire ?
Anthony : je me souviens lors de mes débuts, j'avais à la fois peur de me faire prendre et exister d'attraper. Alors je faisais gaffe car s'il y a du monde autour de la nana, c'est moins facile que lorsqu'elle est seule dans une rue. J'avais approché une femme, une trentaine d'année, à la sortie d'une galerie marchande. Elle était mon style. J'avais trop envie de l'attraper et de la b...sur le capot d'une voiture. Je devais contenir mon excitation car c'était en plein jour et il y avait du monde dans la rue. Je l'ai suivi un peu. Elle ne me voyait pas et au fur et à mesure je me suis approché comme un passant. Elle s'est tournée vers moi et a baissé la tête. Au même moment, en face de moi, un mec est arrivé. C'était son mec, genre grands black costaud. Ils se sont embrassés, j'ai continué à marcher. J'étais énervé et excité à mort. Je me suis soulagé dans un parking.
Moi : Là vous me parlez plus de l'environnement mais de vous.
Anthony : Pour moi, ces moments d'observation et d'approche c'est captivant. Mon scénario est presque déjà accompli dans ma tête et presque dans le réel. C'est ça qui est bon. Arriver à la finalité de son scénario quoiqu'il arrive. Regardez par exemple ce qui se passe en ce moment dans votre bureau. Vous me posez des questions et vous me regardez. Votre concentration est focalisé sur moi. Et moi je peux vous dire que je sais qu'il n'y a plus personne dans votre salle d'attente, que nous sommes face à face, que les portes son fermées, que la fenêtre de la salle d'attente est entrebâillée, que vous portez des chaussettes bleues, que votre jean est troué à la hanche gauche, que vous avez une chaîne autour du cou avec une cœur, que vous avez une photo de votre fils sur le coin gauche de votre bureau, etc. je continue ? Et que surtout, si maintenant je vous saute dessus avec ça, vous êtes seul.
ANTHONY SE RELÈVE DE SA CHAISE ET SORT UN RASOIR A BARBE ANCIEN MODÈLE. IL L' OUVRE DEVANT MOI PUIS IL LE RANGE
Et vous voyez, là, je viens de voir la peur dans votre visage, donc je sais que j'ai déjà une longueur d'avance sur vous.
Moi (pas très à l'aise) : Mais si vous faites cela et que vous me faites du mal, vous allez retourner en prison ? c'est quoi le bénéfice ?
Anthony : Le plaisir d'avoir vu votre peur dans vos yeux. Ça n'a pas de prix

Fin de l'entretien.


Situations émotionnelles extrêmes !

"C'était mon ami - En rentrant chez moi que je les ai vu - Il avait mis un masque".

Existe-t-il un moyen, un outil, une méthode, qui permet de canaliser ses émotions lors de situations négatives extrêmes ? Est-il possible de réfléchir rationnellement alors que l'environnement est nuisible pour mon équilibre ?

Quelques situations :

Roger ouvre la porte de son appartement. Posant ses affaires, il détecte une odeur qu'il lui est inconnu. Un parfum d'homme ça c'est certain. La Surprise l'envahit. Il se dirige vers sa chambre. Son épouse est dans son lit, avec le voisin. Pétrifiés tous les deux de s'être fait prendre. Roger, déjà déstabilisé par l'odeur du parfum, se charge d'émotions négatives. La colère, la rage, la violence montent en lui...Roger peut-il se maîtriser, tout de suite, à la seconde S, éviter la noyade émotionnelle et/ou le passage à l'acte ?

- Bonjour Fabrice, ça va ?

- Quoi, comment c'est arrivé ? En voiture ? Il est blessé ?

-Silence - l'annonce du décès de Franck tombe comme un couperet.

La Surprise, la Violence des mots. Sylvie vient d'apprendre le décès de son meilleur ami. Elle fond en larmes après avoir poussé un cri de Malheur. Elle veut partir de son travail, elle ne sait pas quoi faire, elle veut ce qu'elle ne veut pas, L'émotion est Ingérable.

La police arrive sur les lieux. Dans le salon, une jeune fille assise à terre, prostrée et hagard. Elle désigne du doigt "là-bas". Sam rentre dans la salle de bain et voit un homme sur les toilettes, un fusil entre les jambes. Ce qui reste au-dessus des épaules ne ressemble plus à un visage humain. Là, maintenant, Sam est-il en capacité de faire face à cet environnement ?

La compréhension du comportement humain en situations négatives extrêmes, c'est justement le côté extrême. Sous-entendu, atteindre nos limites et maintenir un comportement adapté dans ces situations.

Nous sommes presque 7.5 Milliards de personnes sur cette planète. Autant de personnalité, d'éducation, de mode de vie, de culture, de tempérament, de quotidien différent, une réponse uniforme est donc, selon moi, très difficile à mettre en place.....mais, pas infaisable. Essayons....

Il est tout à fait possible de ne pas "foncer sur l'amant", de venir en aide à l'adolescente dont le père vient de se suicider et de garder sa sérénité en apprenant le décès de mon ami.

En clair, le moment où je ne dois pas me laisser emporter par mes émotions alors que l'environnement me propose tout le contraire, C'est maintenant, là tout de suite.

Comment faire ?

Attention, la tristesse est inévitable - La souffrance est optionnelle.

Pas de baguette magique, mais trois processus permettent de frôler puis d'accéder à cette capacité EXIGEANTE :

  • Entrainement à calibrer ses émotions négatives et diminuer la place qu'elles prennent dans notre psychisme. Les remplacer par des émotions plus sereines. Comment ? Quelques pistes. Ecouter des musiques qui engendrent un cafard ou que l'on déteste, revoir des photos de son ex que l'on aime encore, rencontrer des personnes que l'on n'apprécie pas, aller voir un film minable, se promener dans des lieux inhospitaliers, ...et beaucoup d'autres « exercices » permettent de parvenir à ce rééquilibrage.
  • S'exercer régulièrement à la confrontation de la Surprise négative. C'est le plus compliqué, car par définition la Surprise ne prévient pas. Où que vous soyez en ce moment, une personne menaçante se dresse devant vous. Vous ne l'avez pas vu arriver. C'est la différence entre l'adaptation avec ou sans temps de préparation.

AVEC, cela permet d'avoir 10 secondes de réflexion, d'analyse et de compréhension afin d'agir.

SANS, réaction immédiate qui entraîne l'impossibilité de réagir ou à l'inverse, permet d'agir de façon inadaptée.

PROCESSUS ADAPTATION À LA SURPRISE


  • L'obligation de se connaitre me parait plus que nécessaire. Apprécier ses limites émotionnelles, de par son passé, ses expériences, savoir où l'on va tenir et là où c'est plus difficile. Eviter l'accumulation de souffrance inutile. Et capitaliser sur le « Savoir être ». La différence entre l'Acceptation et le savoir être, selon, Alexandre Jollien, c'est que l'acceptation demande un effort du Moi.

Pour ma part, je ne crois pas un seul instant à la réussite de ces processus sans aide extérieur. Du moins dans les moments d'apprentissage jusqu'à l'intégration progressive de ce mode de fonctionnement au quotidien. Sans oublier que rien n'est complètement acquis et qu' une régularité de préparation est indispensable.


Les sauveteurs face aux situations hors limites !

Quels sont les critères qui permettent de sélectionner les personnes à même de faire face aux situations exceptionnelles ? Existe-t-il une méthode qui permet de se préparer à TOUT et TOUJOURS ? Est qu'un sapeur Pompiers Volontaire est aussi prêt psychologiquement qu'un Professionnel ? La résilience est-elle en équation avec notre passé....Voici les sujets que je me propose de vous faire partager. 


Voici trois témoignages. Les dates, les lieux les prénoms ont été modifiés:

- "Non j'ai plus faim".Jean est un jeune Sapeur-pompier de 21 ans, qui vient de finir sa formation et se retrouve dans une caserne du sud de la France. Plein d'entrain, bonne forme physique, motivation maximum, jean est donc comme on dit, au taquet. Ce mercredi, la matinée se déroule comme tous les jours ; préparation physique, cours théoriques et manœuvres. Le quotidien indispensable au maintien d'une capacité professionnelle parfaite. Il est 12h10 et jean se dirige vers le réfectoire pour déjeuner. Aujourd'hui, steak frites. Jean est avec ses collègues, discute, bavarde et rigole. Il aime plaisanter. Tout en coupant son steak avec son couteau, il essaye d'animer le repas. 12h20...Départ pour personne sous le train à la gare centrale. C'est une première pour jean qui n'a jamais été confronté à ce genre d'intervention. Moins de 3 minutes après la sonnerie, l'engin quitte la caserne direction la gare. Dans l'engin, c'est à la fois pour jean de " l'excitation " et à la fois de l'attente. Il est le plus jeune de cette équipe de 5. Sur quoi on va tomber ? Le chef d'agrès est un homme d'une quarantaine d'année, assez sûr de lui, mais un brin inquiet.Arrivé sur les lieux, le responsable de la gare fait comprendre "qu'il n'y a plus rien à faire" et que la personne est dans un état...Le chef d'agrès appelle jean et lui dit :" Tu descends sur la voie, tu me dis ce que tu vois". Jean, très motivé, mais pas préparé à cette confrontation, s'exécute et rampe sous la voie en direction de la victime. L'esprit de jean va faire face à une vision qu'il ne connait pas et qui l'inquiète. "Chef il est quasiment coupe en deux - quasiment ? - oui, il y a un morceau du ventre qui retient le torse avec le reste ? Tu as accès au corps ? oui je suis à coté - Coupe le morceau de ventre, il faut dégager le corps au plus vite et faire pour reprendre la circulation des trains."Coupe le morceau de ventre !!!!!! il y a 10 minutes, jean se régalait avec son steak, et maintenant, jean doit couper le reste du ventre, avec le même couteau.En rentrant à la caserne, jean n'a pas fini son repas, il est allé se réfugier dans sa chambre, et attendu que ça passe. SEUL. Ce n'est jamais passé.

- La main tendue. Simon est un officier de police. Il est 17 h 00 quand il patrouille dans cette métropole qu'il affectionne. Il connait bien ce quartier du centre-ville et notamment cette façade du centre des congrès. Sa terrasse surplombe toute l'agglomération et les touristes ne manquent pas ce détour panoramique.Simon reçoit un appel radio : « Personne suicidaire sur la Terrasse du centre des congrès- demande de véhicules". Simon vient juste de passer devant, fait demi- tour et arrive le premier sur les lieux. La terrasse est composée de deux niveaux.Un agent de sécurité dirige le regard de Simon sur une personne qui escalade le niveau bas de la terrasse. " Cette personne est à ma portée si je cours vite". Simon demande à l'agent d'ouvrir les portes qui donnent accès à ce premier surplomb. Mais l'agent se trompe de porte et Simon arrive dans une impasse. Il s'énerve car pendant ce temps la personne escalade la terrasse et se retrouve sur le rebord le plus haut du toit.Les renforts arrivent. Simon prend les commandes du dispositif et arrive au niveau le plus haut de cet immense bâtiment en surplomb d'une dalle de béton. Vu la hauteur aucun système ne peut stopper une chute. Si la personne saute c'est la mort assurée.Simon se retrouve maintenant devant un jeune d'une vingtaine d'année qui ne parle qu'anglais. Simon commence un dialogue avec lui car l'homme s'approche dangereusement du précipice. Le secteur est bouclé. Seul le bruit des voitures en bas et les trains qui passent de temps en temps résonnent sur cette terrasse.Simon très calme prend une cigarette, l'allume doucement, se rapproche du jeune et lui en propose une. Il lui lance une cigarette avec le briquet.Parole de Simon "Le jeune à 50 cm du précipice et moi à 3 mètres de lui. Je sais que s'il est à ma portée, il n'a aucune chance de m'échapper. Je ne brusque pas les choses. Cette situation figée dans une bulle dure une heure ponctuée de silence - de blagues courtes et de cigarettes. Je n'ai pas envie de rompre cette bulle. Notre relation semble aller et j'ai bon espoir de la faire venir à moi. Je suis toujours calme et professionnel. Aucune émotion parasite ne me perturbe. Je suis concentré et j'attends pour bondir sur lui. "Soudain les choses s'accélèrent. Le jeune va vers le rebord du précipice. S'il se penche c'est fini. Il ne saute pas mais avec lenteur s'assoit sur la bordure et entreprend de se suspendre avec les mains dans le vide.Simon comprend que les choses vont devenirs irréversibles. Il bondit, lui saisit une main. Désormais le corps du jeune pend dans le vide suspendu à la main de Simon qui serre fort et se retient en plaçant son genou sur une minuscule bordure. Ses collègues accourent pour attraper la ceinture de Simon par l'arrière et l'empêche de basculer dans le vide avec lui.C'est impossible de le remonter avec une seule main. Simon serre de toutes ses forces. Il n'y a aucune solution dans un temps court. Ses articulations le brûlent. Parole de Simon : " Le jeune se balance pour que je le lâche. Ma main c'est ce qui le retiens à la vie. Je sais maintenant qu'il va mourir car mes muscles se tétanisent et mes articulations craquent. Puis c'est soudain un vide pour moi, comme pour lui. J'ai très mal à mon bras mais c'est secondaire. Je m'éloigne seul et je m'isole. Je suis pris d'une crise de larmes que je cache à mes hommes. Certains me voient. Puis ça passe. Je retourne au service. Je ne veux pas le voir en bouillie sur le bloc de béton. Je durcis encore plus mon cœur pour ne pas sombrer et les choses continuent. "Impuissance totale :

- Charlène est infirmière. Depuis 20 ans, elle alterne sa vie entre son activité à l'hôpital et ses déplacements dans des pays en guerre. Elle est membre d'une ONG et affectionne particulièrement cette alternance.Depuis deux semaines, elle se trouve au milieu d'un camp de réfugiés, où elle soigne de nombreux blessés. La tension autour du camp est palpable, et des rebelles locaux assurent la protection du site.Dans cet après midi du mois d'août, Charlène se trouve dans une des tentes de soins médicaux, et s'occupe d'un blessé qui présente de nombreuses plaies profondes. C'est un homme d'une trentaine d'année, de forte corpulence. Il est 15 heures lorsqu'elle entend des coups de feux, qui se rapprochent du camp. Très rapidement, le camp est envahi par une vingtaine d'hommes, très déterminés et très mobiles. Avec ses deux collègues à ses côtés, Charlène se retrouve subitement face à un homme qui les menaces toutes les trois avec une arme à feu. Celui-ci leur fait comprendre de s'éloigner du blessé. Il est rejoint par d'autre hommes, qui s'empressent de prendre le blessé par les pieds, le traîne hors de la tente, et l'installe au milieu du camp. Charlène doit sortir avec ses collègues sous la menace.Au milieu du camp, une trentaine d'hommes armées, qui obligent l'ensembles des soignants à se mettre en rond autour du blessé qui est à terre. S'exécutant rapidement, les 20 personnes se retrouvent face au blessé, et tous ont un homme armé derrière eux, les obligeant à regarder le blessé.Le blessé qui est à terre, est découpé vivant par les hommes armés. Charlène, comme ses collègues est obligée de regarder. Elle ne s'en remettra jamais.Focus :Jean en quittant son activité de sapeurs pompier a suivi une thérapie qui lui permet non pas d'oublier, mais d'apprendre à vivre avec toutes ses images.Simon aujourd'hui est conseiller dans le secteur privé et il donne des cours au futurs sauveteurs.Charlène a trouvé son équilibre de vie avec un mari charmant et ses deux garçons. Elle a quitté le monde médical et travaille dans le secteur du bois.



Les agressions physiques

Il serait tout à fait louable d'aborder ce thème par le versant police, juridique, psychologique, dommage, etc....nombreux sont ceux qui s'y sont déjà attardés.

Pour ma part, je l'aborde plutôt du versant Préservation.

Comme je l'ai expliqué dans mon post du 23/5, mon action professionnelle, m'amène à aborder cette thématique lors des actions de formations et/ou de sensibilisations.

Mon approche est très simple, même si le thème ne l'est pas.

" Ma vie n'a pas de prix".

Le jour où j'ai intégré cette phrase comme outil de préservation, je me suis assuré de rentrer chez moi tous les soirs.

C'est à dire, tout faire pour sauver ma peau et celle de mes proches, en m'assurant à chaque fois que la Balance entre Risques et Bénéfices, penche à chaque fois du côté bénéfice.

J'ai assisté en direct à de nombreuses agressions, personnellement mon corps a aussi subi les frasques d'agresseurs, tout comme mes proches. Certaines situations dans les transports publics, ou en voiture, m'ont aussi "remué".

Au moment où je vous parle, je suis incapable de définir un outil, une méthode, une approche idéale et sûre à 100% lorsque nous sommes confrontés à de l'agression physique.

L'interaction de trois facteurs est à prendre en compte :

Facteurs endogènes ; C'est à dire ce qui me concerne - mon éducation, mes croyances, mon histoire, mes principes, mon état d'esprit à la seconde où...

Facteurs exogènes ; L'autre. Qui il est, ce qu'il veut, son comportement, ses actes ?

Facteur environnementaux ; Le lieu de l'agression, le moment de la journée , de la semaine, de l'année, les enjeux immédiats....

Autrement dit :

"On peut essayer de dialoguer ?"...Bonne idée, sauf que l'autre en face il en pas du tout envie.

"Je fais du kung fu»....Ha, moi aussi, je suis même ceinture noire, et pourtant, le jour du passage de ma ceinture rouge, j'ai pris une sérieuse raclée dans la rue. Comment allier technique et mental ? Oui bien sûr c'est tout à fait possible.

"Je suis toujours armé d'un couteau » ...Parfait. Et tu sais t'en servir ? Et puis si tu as un instant, regarde les textes de lois sur l'utilisation, le port, et le transport d'une arme blanche.

"je sors toujours en groupe, j'ai moins peur ». OK, et donc tu sais parfaitement comment vont réagir tes amis si vous êtes confrontés à ce cas ?

Je pourrai continuer à évoquer des cas similaires encore très longtemps. Donc la question est : Que faire si je me fais agresser physiquement ? Ma réponse:

L'Etat d'esprit est plus important que la taille.

Focus:

Premièrement , évaluer votre agresseur

Il est possible de percevoir une modification comportementale d'une personne qui désire passer d'une agression verbale à une agression physique : non exaustif

Indices physiques

L'expression du visage change.

Le corps adopte une posture de fermeture.

La personne piétine, s'agite ou au contraire se pétrifie.

Indices para-verbaux

Le ton se durcit inutilement.

Le volume est anormalement élevé.

Le débit s'accélère ou est inconstant.

Un bégaiement soudain.

Indices verbaux

Aller et retour sur des sujets divers.

Les mots sont exagérés ou inadaptés.

Vous êtes directement visé.

Il me parait évident que seul mon comportement face à l'agresseur déterminera la suite de la situation :

Quelques règles :

En cas d'attaque, protéger les paries vitales. Celles du visage, du buste et du bas du corps. Se protéger la tête, le cou, le cœur, les organes génitaux, se mettre en position fœtale.

Si vous avez la possibilité de fuir, faites. Fuir dans ces moments-là n'est pas une marque de faiblesse ou de lâcheté. C'est du bon sens

Dans le cas ou la fuite est impossible, la loi autorise l'application de la défense dite légitime. Deux cas- sauver ma vie et ou celle d'une personne, et en situation de vol violent.

  • Si vous pouviez fuir, et que vous avez opté pour le combat, la légitime défense n'est pas reconnue
  • L'agresseur en a fini avec vous, et vous décidez maintenant de lui faire sa fête, ça ne marche pas non plus.
  • Il faut que le danger soit immédiat.
  • Je suis obligé de porter assistance à toute personnes en danger. Attention, maintenant l'agresseur est lui même en danger, vous devez lui porter assistance. 5 Ans de prison et 75000 euros si vous ne faites rien. Une particularité.Si en portant assistance à une personne, je me mets moi même en danger, rien ne m'oblige à le faire. Appeler les secours, c'est une assistance.
  • Ne pas réagir avant l'acte- la supputation n'est pas de la légitime défense.
  • Vous avez saisi un objet à votre portée pour vous défendre, ok.
  • La proportionnalité de la défense doit être établit. Par exemple, quelqu'un vous frappe avec ses poings et vous l'assommez avec une chaise :) la chaise est de trop:(.

L'essentiel réside donc dans la capacité à comprendre ce qui se passe, prendre les bonnes décisions, et chacun fera de son mieux dans les limites de ses capacités.


Les catastrophes françaises du mois de mai

1897

Les Parisiens du VIII ème arrondissement de Paris, ne connaissent peut-être pas la catastrophe du 4 mai 1897, qui s'est déroulée au 15 de la rue Jean Goujon. Plus de 120 victimes décédées, principalement des femmes. Une horreur en plein coeur de la capitale française.

Comme tous les ans, une vente de bienfaisance est organisée du 3 au 6 mai 1897. C'est le Bazar de la Charité. De nombreux bibelots, de très beaux tableaux, des bijoux en provenance des plus riches familles, et toutes sortes d'objets d'art sont exposés dans un hangar et vendus au profit des plus démunis. Cet événement attire de nombreuses personnes, prés de 1500, principalement des femmes de la haute aristocratie, ainsi que des notables des adolescents et des enfants.

D'une superficie de 1500 m², le hangar abrite également un buffet, des salons, des loggias, des cuisines ...et une salle réservée à la projection de plusieurs images animées des frères Lumières.

4 mai 16h20, salle de projection. A cette époque, le fonctionnement du matériel cinématographique nécessite la présence d'éther qui doit être renouvelé trés régulièrement durant la projection. C'est lors d'un remplacement d'éther, qu'une erreur humaine entraîne le déclenchement d'un incendie.

La propagation est rapide, l'évacuation est ordonnée. Les hommes du Régiment de sapeurs pompiers de Paris se présentent trés rapidement sur site et doivent faire face à deux immenses brasiers.

Enfants, adolescents, femmes, hommes, plus de 120 personnes périrons calcinées dans l'incendie.

NE LES OUBLIONS PAS !

1992

En ce 5 mai 1992, le stade Armand-Cesari, situé prés de la ville de Furiani en Haute-Corse , accueille l'équipe du SC Bastia et l'Olympique de Marseille. Le match est décisif pour accéder à la finale de la coupe de France de football. Cette soirée se terminera par une catastrophe humaine.

Assister à une finale de coupe de France, participer à l'ambiance festive, retrouver les supporters et amis, chanter et se délecter de l'atmosphère, reste un plaisir à ne pas manquer. C'est dans cet état d'esprit que prés de 19 000 supporters des deux équipe se retrouvent dans les tribunes du stade. Pour l'occasion, une tribune métallique a été mis en service "côté nord" augmentant ainsi la capacité d'accueil. Le coût de sifflet est prévu à 20h30.

La structure de la tribune métallique donne des signes inquiétants dés 19h00. Les cales en bois et les parpaings ne sont pas stable. Des personnels de la société propriétaire de la structure sur place constatent que l'ensemble de la structure bouge.

L'ambiance dans la tribune bat son plein, entre chants, mouvements, sauts, tapage des pieds...Il est trés difficile pour le speaker du stade, d'essayer de faire diminuer ce rythme bien compréhensible. Le match est retransmis en direct sur TF1 qui prend l'antenne 10 minutes avant le coup d'envoi.

A 20h23, le haut de la Tribune s'effondre et entraîne les spectateurs dans un chute de 15 mètres. 18 morts et 2357 blessés.

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